Dimanche, 05 Septembre 2010

Ksours et Kasbahs

Le terme casbah provient du mot arabe « kasabah » qui signifie « roseau ». Ce matériau était utilisé jadis,  dans la construction des toitures en tant qu'isolant thermique.

Se substituant au bois, ce matériau avait connu un usage très large  dans les médinas construites  en bordure des fleuves ou des cours d'eau où cette plante abondait, à tel point que les ruelles de celles-ci étaient couvertes par des toitures en roseau.

Actuellement, ce matériau, devenu rare, est remplacé de plus en plus par des plaques de plastique ondulé qui changent l'esthétique des « souikas » (ruelles commerciales traditionnelles) des médinas historiques de Marrakech, Fez, Taroudant, etc.

Par ailleurs, le mot « kasbah » a tendance à s'étendre à toutes sortes d'habitations historiques maghrébines à tel enseigne qu'on l'applique aujourd'hui même, à tort, aux « ksours » du sud du Maroc (la celèbre kasbah Aït Benhadou par exemple) dont l'appellation authentique est « IGHREM » qui signifie en berbère « logis » ou « habitation ». Quand plusieurs kasbahs forment un village, cela s'appelle un « ksar ». En général, il abrite des populations d'origines fort diverses. Plus on va vers le sud, plus ce mode d'habitat est usuel.

La région de Zagora offre à ses visiteurs une culture séculaire vivante, dont témoignent d’anciens kasbah et ksour.